EuraNov

Mes débuts dans le marketing sportif

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Le football ne faisait pas partie de mes ambitions. Le sport oui, le tennis encore plus mais le foot, je n’y avais jamais réellement pensé… Une candidature spontanée et un maître de stage ont changé ma vocation. Une première expérience à l’Union Saint-Gilloise (BE) puis une deuxième au Racing Club de Lens et une troisième aux Girondins de Bordeaux. Trois clubs en trois ans, des expériences uniques. Découvrir les coulisses, des nouveaux stades, les jours de match, rencontrer des personnalités que je n’aurais pas découvertes dans mon quotidien. Filmer, monter, photographier, rédiger, partager, communiquer, créer… 

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Je m’appelle Joséphine, j’ai 24 ans. Ce papier n’a pas pour but d’être moralisateur, ni même de donner des conseils. Il faut lire cet article comme une discussion adressée aux étudiants, aux jeunes qui souhaitent accéder au milieu du sport ou qui y sont déjà. Finalement, peu importe à qui il s’adresse, c’est un moment où je vous exprime mon ressenti et mon humble expérience sur le milieu du sport que j’ai côtoyé et que je côtoie depuis un petit moment.  

Mon parcours a commencé à Sup de Co La Rochelle. Pendant 4 ans, j’ai suivi des études de commerce avant de me spécialiser en Master 2 à la fac des sports de Lille. À la suite d’une candidature spontanée, j’ai pu intégrer mon premier club de foot à 20 ans. Pour la première fois, j’avais accès aux coulisses, aux inédits, être au cœur de la machine sans pour autant réellement y prendre part. J’étais stagiaire. Mais cela n’a pas que des désavantages, bien au contraire. Le stagiaire observe, mais il apporte surtout ses connaissances et son innocence. C’est en étant stagiaire que l’on apprend le plus sur nous même, sur ce qui nous plait.  

Mon premier club n’était pas le plus populaire. Cependant, c’est dans ce « petit » club très fier que j’ai le plus appris. Il fallait être un vrai couteau suisse. On m’a fait confiance et j’ai pu m’exprimer à travers mon travail. J’ai toujours eu une sensibilité pour la création. Ce qui nous entoure est inspirant : regarder ailleurs et avoir l’esprit ouvert permet de se projeter. La communication m’attirait, je me sentais à l’aise. Couvrir les matches à domicile et à l’extérieur, animer les réseaux sociaux, filmer et photographier, monter et retoucher, être proche des joueurs et du staff tout en gardant sa place. L’Union Saint-Gilloise m’a donné le goût du foot et créé des ambitions. 

À mon sens, il ne faut pas se focaliser uniquement sur un objectif, ou tout du moins il faut savoir s’en fixer des intermédiaires. Un joueur n’arrive pas directement dans le 11 d’un grand club Européen. Il faudra faire ses preuves et passer par différentes étapes avant d’atteindre ses ambitions. 

Travailler pour le foot m’a rendu accro. J’ai commencé comme toute personne : sans expérience. Mais selon moi je partais encore plus avec un handicap au moment de postuler : je connaissais mal le monde du football et toute son histoire. Mais je me suis trompée. Les infrastructures sportives ne recrutent plus seulement des passionnés. Avoir un regard neutre et sans jugement plait : apporter une vision nouvelle sans connaître l’historique du club, avec moins d’affecte et d’appréhension au moment de la prise de décision… la personnalité compte. Avoir eu une ou des expérience(s) permet de faire passer son métier avant le foot et ne pas laisser la passion prendre le dessus.  

Si la vie ne tourne pas uniquement autour de son métier, force est de constater que ce dernier occupe la majeure partie de notre temps. Pour que ce temps passé soit le plus agréable possible, beaucoup décident de faire converger centre d’intérêt, passion et travail. De plus en plus de jeunes ont envie de « donner un sens » à leur métier, de se sentir utiles et indispensables tout de suite.  

J’ai toujours eu envie de m’amuser dans mon métier et c’est encore le cas. « Prendre les choses avec du recul », je le répète sans cesse. Cependant, cet univers très masculin pourrait créer des doutes. Est-ce que cette place est la nôtre ? Est-ce que ce monde va nous accepter ? Je ne me sentais pas légitime de parler de football, un comble quand on travaille dans ce milieu. Alors, j’écoutais beaucoup, observais les personnes que je côtoyais et me faisais mon propre avis sans toujours le partager.  

Un club n’est pas une entreprise comme les autres. Il y a une ferveur autour souvent associée à de l’amour et de la passion. C’est une fierté d’y travailler. Les jours de match avec le public sont là pour se le rappeler. Mais toute la gloire ne nous revient pas. Travailler dans et pour un club c’est savoir se mettre en retrait et être les travailleurs de l’ombre. Les joueurs endossent le premier rôle et leurs résultats joueront sur le moral et sur les projets de la semaine. Le travail du quotidien demande donc deux fois plus d’anticipation et d’organisation pour prévoir différents scénarios en fonction du déroulé de la saison ou du week-end. 

Appartenir à un club c’est partager sa vision, une vision unique. Depuis quelques mois, j’ai la chance d’avoir intégré euraNov. Cette entreprise accompagne les clubs dans leur transition digitale. Travailler chez euraNov c’est donc être de l’autre côté de la barrière et devenir prestataire d’un club. L’approche est différente. On communique au quotidien avec différents services comme le marketing, le commerce, la direction… et ceux, dans plusieurs clubs français. Chez euraNov la marge de manœuvre est plus large que dans un club, souvent lent dans la prise de décision car la hiérarchie est importante. euraNov prône l’innovation. On développe, invente, conseil, écoute, innove…C’est une boite de passionnés, captivante dont je suis fière de faire partie.  

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Arriver pour la première fois dans le monde du football, est synonyme de beaucoup d’attente et d’espoir. J’ai souvent eu l’impression que je devais faire deux fois plus mes preuves en tant que fille dans le foot, que je devais avoir le meilleur parcours possible pour peut-être un jour atteindre LE poste dans LE club de mes rêves. Le contexte économique et sanitaire ne m’a pas épargné et parfois gâché des ambitions au sein des clubs. À mon sens, il faut tenter, essayer, échouer et recommencer. Je ne me suis jamais fixée d’objectifs précis, je vais là où je le/me sens bien. Toute chose arrive pour une raison, alors même si on peut parfois être déçu, il y aura mieux ailleurs. 

Malgré tous les clichés autour de l’argent, des joueurs, du sexisme, des supporters, du business… malgré tout ce qu’on peut dire, vivre et entendre, le monde du foot est unique. Il est un loisir et un jeu. Le football procure des émotions – alterner avec la tristesse, la désillusion, le soulagement, l’exultation, la fierté, la joie, le stress, la déception, l’euphorie, – tout le monde n’y est pas sensible, mais pour ceux qui le sont, le football est un état dans lequel on ne pense plus, on profite.